« Pharma papers », vers un nouveau scandale pour l’industrie pharmaceutique ?

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Le 13 Novembre, le journal indépendant Basta !, en collaboration avec l’Observatoire des multinationales ont publié le premier volet de leur enquête sur l’influence et le lobbying des industries pharmaceutiques.

Ce premier épisode met en lumière la nouvelle base EuroForDocs, un projet qui permet d’analyser avec plus de précision et de facilité que la base de transparence du gouvernement (transparence.sante.gouv.fr) les liens entre professionnels et laboratoires.

D’après cette nouvelle base de transparence, près de 14 millions de liens d’intérêts entre professionnels et industriels ont été recensés, pour un nombre de 226 000 professionnels de santé. Ceci correspondrait à un montant cumulé de 3,5 milliards d’euros. Toutefois, l’enquête pointe le manquement à l’obligation de transparence des laboratoires. En effet, près de 70% des conventions passées sont tenues au secret. Le média indépendant déplore qu’aucun contrôle ne soit effectué pour contraindre les laboratoires à la transparence.

Les conventions peuvent toucher toutes sortes d’activités : recherche, animation de conférence, dispensation de formation, ghostwriting (signature d’un article scientifique écrit par le laboratoire). En plus des conventions, on retrouve sur la base les avantages (repas, transports) et les rémunérations perçues par les médecins. Il est important de préciser que les liens d’intérêts ne représentent pas nécessairement un conflit d’intérêt, mais d’après certaines études, lorsque les études cliniques financées par les laboratoires leurs sont environs 4 fois plus favorables.

Le journal conclut son premier volet en rappelant l’intérêt de la transparence des laboratoires, dans un contexte de défiance croissante, qui permettrait de limiter la dérive conspirationniste et favoriser la confiance des patients.

 

Pour plus d’information : Basta !