Syndrome du choc toxique menstruel : les protections périodiques, des ennemis redoutables ?

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Aussi appelé « maladie du tampon », le syndrome du choc toxique menstruel est provoqué suite à la libération de la toxine TSST-1 par certaines souches de la bactérie Staphylococcus aureus, plus communément appelé Staphylocoque doré. Lorsque cette toxine pénètre dans l’organisme, elle peut atteindre divers organes comme les reins, le foie, les poumons et peut même conduire à des amputations, voire une septicémie mortelle. Cette affection rare est a été l’origine de 5 cas en 2004, 19 en 2011, 22 en 2014 et 23 en 2017.

Les conséquences de ce syndrome ne sont pas gynécologiques, d’où les erreurs de diagnostic. Les symptômes observés ressemblent soit à ceux de la grippe (fortes fièvres, maux de gorge, maux de tête), soit à ceux de la gastro-entérite (nausées, vomissements, diarrhées). Parfois, on retrouve des éruptions cutanées, des rougeurs dans l’œil ou encore des pertes de conscience.

Ce syndrome n’est pas causé par les protections intravaginales en elles-mêmes (tampon, coupe menstruelle). En effet, il peut y avoir une colonisation vaginale par Staphylococcus aureus chez certaines femmes, de ce fait, en mettant de manière prolongée des tampons ou une coupe menstruelle, on favorise la stagnation. Cela va créer un milieu de culture pour la bactérie qui engendrera la production de la toxine responsable du choc lorsque cette dernière pénètre dans la circulation sanguine.

«L’objectif n’est pas de bannir les protections hygiéniques intravaginales, mais de faire en sorte qu’elles soient mieux utilisées», rappelle le Dr Gérard Lina. Ainsi, il est recommandé de changer de tampon (même bio) toutes les 4 à 6 heures, d’éviter d’en mettre la nuit et de se laver soigneusement les mains avant l’insertion ou le retrait de ce type de protection menstruelle. De plus, il est préférable d’utiliser des tampons ayant la capacité d’absorption la plus faible adaptée à son flux menstruel car cela limite le risque de contracter la pathologie. Enfin, mieux vaut s’abstenir de mettre des protections hygiéniques intravaginales, si on a déjà été victime d’un choc toxique staphylococcique menstruel.

Alexia ROUBAUD

Sources:

Lefigaro-santé
Santé Publique France
 – Tampax
 – e-santé 
 – Biotuesdays