La cocaïne, un désastre pour les adolescents

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3% des jeunes de 17 ans affirment avoir expérimenté cette drogue

La cocaïne est à ce jour la seconde substance illicite la plus consommée en France. Certes, son expérimentation est encore largement inférieure à celle du cannabis mais l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) indique que 3% des jeunes de 17 ans déclarent avoir déjà expérimenté la cocaïne. Chez les adulte, ce taux s’élève en 2017 à 5,6% soit une augmentation de 300% en 20 ans.

Une drogue de plus en plus accessible
L’explosion de la consommation de cocaïne s’explique tout d’abord par une augmentation de l’offre de la drogue en particulier dans les cités où les différents réseaux à l’origine spécialisés dans la vente de résine de cannabis ont étendu leur offre à d’autres drogues. Ces mêmes réseaux ont par ailleurs diversifiés les voies d’importation et les vecteurs d’approvisionnement afin d’augmenter la distribution tout en tentant d’échapper aux douanes et aux forces de l’ordre. Le prix quant à lui stagne autour de 80€/g pour le consommateur mais ces 5 dernières années la teneur en cocaïne dans les échantillons a doublé, augmentant encore le potentiel addictif de la cocaïne et ses effets néfastes.

Des effets catastrophiques pour la santé des usagers
La cocaïne a des effets terribles sur la santé qu’elle soit prise de manière chronique ou ponctuelle. Les consommateurs s’exposent à d’importants risques cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, AVC, hypertension artérielle,…) et psychiques (paranoïa, aggressivité, craving,…) pour ne citer que ceux-là. De plus l’usage dans un contexte festif l’associe souvent à de l’alcool ce qui renforce les risques et la sévérité de la toxicité. L’ensemble de ces complications conduisent à environ 40 décès par overdose chaque année en France.

Des résultats des politiques de santé publiques qui tardent à venir
En 2018, la MILDECA a lancé le plan national de mobilisation contre les addictions qui a pour ambition de lutter contre les trafics et de protéger les populations dès le plus jeune âge. Alors que l’image de la consommation de cocaïne est de mieux en mieux acceptée par la population, le défi est de taille pour les instances de santé publique. Les résultats de ce plan ne sont par ailleurs pas prévus avant 2022.

Samuel GHALI

Sources
o OFDT

Publication n°1

–  Publication n°2

o Santé publique France
o Plan national de mobilisation contre les addictions  

o Photographie